Azouz Begagancien ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances et diplomate français, docteur en économie et aussi auteur d’une cinquantaine d’essais et de romans, a animé un débat au sein du stand de France au pavillon Central du Palais des expositions pour revenir sur son expérience dans le domaine de l’écriture. Expliquant la signification du titre de son premier roman, « Le Gone du Chaâba » (1986), l’auteur a répondu: « le Gone signifie le fils du lion et Chaâba est un bidonville, certains me demandent de raconter comment étaient les bidonvilles dans les années 1960 en France, je leurs ai dit d’aller voir en Inde ou en Chine car des milliards d’individus sur terre y vivent encore ».

Venger l’alphabétisme de mon père

 «  Grâce à mon père je suis devenu écrivain, je voulais venger son alphabétisme et sa pauvreté car il me disait tout le temps qu’il ne saivait ni lire ni écrire. « C’est la plus grande honte de ma vie », me disait-il. Ça le rendait malade de ne pas m’aider dans mes devoirs » a avoué l’auteur de « Zenzela ». « Il me disait, un livre est comme un oiseau, quand tu ouvres ses ailes tu peux t’envoler. C’est grâce à la lecture et aux études que tu peux sortir de ce bidonville, de la misère et devenir quelqu’un avec un nom », a-t-il affirmé. Dans dernier essai « Mémoires au soleil »(2017), Azouz Begag est revenu sur la maladie de son père. « Mon père souffrait de l’Alzheimer, il n’arrivait même pas à se souvenir de son nom ou encore que j’étais son fils. Mes parents ont vécu 60 ans en France, je ne connais même pas mes grands-parents, Je suis parti, y’a quelques temps à la recherche de mes origines à Sétif, personne ne connaissait mon père, y’a même pas leur trace à la marie » a-t-il dit. Avant le débat avec Azouz Begag, l’ambassadeur de France à Alger Xavier Driencourt a lancé les activités du Pavillon de France et a souligné le caractère dense des relations culturelles entre l’Algérie et la France. Il a souhaité d’intensifier le mouvement de traduction des oeuvres littéraire de l’arabe vers le français et du français vers l’arabe. M.D

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