La romancière grecque Stavroùla Dimitrìou a parlé, lors d’une estrade au 23ème SILA, mercredi 31 octobre, de son dernier roman « L’âme du miroir », publié en mai 2018 en Grèce. L’histoire se déroule en 1814 dans une petite ville de la Grèce, Philat. Sous domination Ottomane à l’époque, la population comptait plus de 3500 personnes de confessions différentes : musulmane, chrétiennes et juives. La peste s’abat sur la ville. La moitié de la population est décimée. La romancière indique qu’elle s’être inspirée des travaux de l’explorateur français Hugues Laurent et d’un film documentaire américain. « Dans ce film, on décrivait comment un groupe de scientifiques américains, des généticiens ont visité un vieux cimetière à Birmingham en Angeleterre où sont enterrés les gens qui ont échappé et survécu à l’épidémie de cette peste. Les généticiens essayaient d’expliquer pourquoi ces gens n’ont pas été atteints par la peste et, éventuellement quel élément dans leur ADN leur a permis de résister à l’épidémie », a souligné l’écrivaine. A travers son roman, Stavroula Dimitriou a voulu donner une réponse littéraire. Selon elle, le facteur qui a permis à ces gens de survivre était la passion. «Leur passion pour la vie, leur passion d’aimer, n’importe quelle passion et toutes les passions. Quoi qu’il arrive, la vie reprends toujours le dessus  » a-t-il souligné.

« Amour, mort et Dieu »

Le titre de son livre « l’âme du miroir » se réfère au miroir de Tossa, personnage principal. Stavroula Dimitriou a estimé que son livre prend acte de la schizophrénie d’une société soumise à des préjugés et des superstitions. « Mon récit révèle l’angoisse existentielle de l’homme devant le triptyque « amour, mort et Dieu » », a-t-elle relevé. Car tous ces aspects, qui font l’objet de la littérature, existent et existeront toujours, et irrigueront l’écriture d’un pays à l’autre, d’un siècle à l’autre et d’un texte à l’autre. « Car tous évoquent la peine de l’homme, de son âme, et, enfin de compte, de la vie », a-t-elle appuyé. Notons enfin que Mme Nike Ekaterini Koutrakou, ambassadeur de Grèce à Alger, a interprèté les propos de l’écrivaine

Meriem N

 

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