L’écrivain et chimiste congolais Emmanuel Dongala (Congo-Brazaville), s’est penché, lors d’une table ronde au stand à l’Esprit Panaf (pavillon central), sur la violence en Afrique et les moyens qu’a la littérature pour la raconter. Il est revenu également sur son parcours et sur son cinquième roman « Johnny chien méchant » (2002). « Un roman  qui revient sur les événements que j’ai vécu, la guerre civile qui a touché mon pays en 1997 qui a fait que je quitte le Congo pour les Etats unis . Durant cette guerre, j’ai vu des choses cruelles, j’ai tout perdu suite à cela, mes parents, entre autres, mes amis et tout ce qui m’était cher », a-t-il témoigné. Évoquer ces événements douloureux dans le roman, a été éprouvant. « Même si cela été difficile de raconter ces événements dans mes écrits, je l’ai fait assez vite. Le roman est sorti deux ans après, la douleur est encore en moi. En Amérique j’ai rencontré l’auteur Philip Milton Roth, qui m’a sauvé la vie, il m’a aidé à obtenir la bourse Guggenheim Fellowship, qui m’encourage à me lancer dans ma carrière », a-t-il dit. Emmanuel Dongala se considère comme féministe à part entière. «  J’écris sur les femmes et les problèmes qu’elles vivent, leurs douleurs aux quels elles font face en Afrique. Au début je trouvais cela difficile, car je me demandais souvent si ce que j’allais écrire sera honnête » a-t-il déclaré.

 

Maya.D

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