Emmanuel Dongala écrit beaucoup sur les femmes. Pourquoi?

J’écris beaucoup sur les femmes, les enfants soldats ou encore la corruption, j’écris sur tous les sujets qui intéressent l’Afrique actuelle. Je vis aux Etats unis, j’écris spécialement des romans et j’ai un recueil de nouvelle connu qui s’intitule « Jazz et vin de palme ».. Dans mon dernier roman, j’ai changé de style en voulant aborder l’histoire d’un musicien noir qui vivait en Europe. Beethoven lui a écrit une partition musicale. D’où le titre de mon roman, « La sonate à Bridgetower ».

Comment se porte l’écrivain africain et plus particulièrement l’écrivain congolais ?

On essaye de vivre comme on peut, ce qui est certain c’est que nous ne pouvons pas vivre de notre plume. Je connais très peu d’écrivains africains qui s’en sortent grâce à leur travail. Je suis professeur de chimie, je fais la littérature à côté, j’aime beaucoup écrire, c’est mon passetemps préféré. La littérature est très importante pour nos sociétés, car sans elle, beaucoup de problèmes ne seront pas connus comme aujourd’hui.

Pensez-vous que l’écriture romanesque peut changer les choses ?

Non, la littérature ne changera rien mais peut montrer les choses telles qu’elles sont. Quand ces dernières sont connues aux yeux du lecteur, c’est un début pour essayer de résoudre les problèmes. Déjà notre vie nous rencontrons beaucoup de difficultés. Cela suffit de m’inspirer pour regarder le réel autrement et dénoncer ce qui peut l’être.

Maya.D

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