La Chine encourage ses auteurs célèbres et prolifique par de prestigieux prix intitulés « prix d’excellence ». Une sélection des livres primés, au nombre de huit, ont été présentés mercredi 31 octobre au pavillon de la Chine, invité d’honneur du 23e SILA, en présence de Liang Yanshun, vice-président du département de l’Information du comité central du parti communiste Chinois qui a rappelé les relations historiques entre les gouvernement algérien et chinois et l’amitié forte entre les deux peuples. Liang Yanshun a appelé à dresser « les ponts culturels « afin de donner une visibilité aux champs livresques des deux pays, « meilleure manière de consolider cette amitié de longue date ». Cao Wenxuan, lauréat du prix Hans-Christian-Anderson, surnommé « le petit prix Nobel de littérature », a souligné que l’histoire de son livre se déroule dans les prairies du nord de la Chine pendant l’occupation japonaise. Evoquant la guerre et la paix, l’amour et la haine Cao Wenxuan a souhaité que sa contribution littéraire aide à instaurer une culture de paix dans le monde. « La littérature doit être le meilleur moyen pour arrêter la guerre », a-t-il souligné.

Un trésor des anciens temps

Professeur de littérature arabe à l’université de Carthage(Tunisie), Khaled Hadj Ahmed a évoqué le livre « La double voie de la transition de l’économie chinoise », lauréat du prix d’excellence, section économie en 2013. Ce livre explique, selon lui, les fondements de la politique de la réforme et de l’ouverture, adoptée en 1978. Il a annoncé une prochain traduction en arabe de cet ouvrage en Tunisie. Ching Dah Yung, Professeur d’université au centre des études historiques anciennes à Pékin,  a présenté son livre « Le prince Liu kuh », primé en 2016 du prix d’excellence section Histoire 2016. Ce livre est le fruit des résultats d’une incroyable fouille archéologique en 2015, où la terre a exhumé une tombe funéraire contenant des pièces de monnaie en or de la civilisation chinoise et occidentale. La théorie la plus plausible est que ce trésor des temps anciens remonte à 72 avant J.C. Durant cette époque, le prince Liu Kuh aurait régné quelques jours avant d’être déchu, emprisonné et exilé. « Le prince a entretenu des relations avec les pays nord-africain. J’ai évoqué cette période en mettant l’accent sur les trahisons au sein du palais royal, la loyauté et de la trahison tissées à travers une histoire d’amour », a noté Ching Dah Yung. D’autres ouvrages primés en Chine par le prix d’excellence et traduit dans une dizaine de langues ont été présentés, une aubaine pour les éditeurs algériens pour traduire ces œuvres de la civilisation chinoise en arabe ou en français.

 

Adel Brahim

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