A l’occasion de la célébration du 64 éme anniversaire du déclenchement de la guerre libération nationale, un hommage a été rendu à titre posthume, au niveau de la salle de conférence (Pavillon G)), aux historiens Mahfdoud Kaddache et Abdou El Kacem Saadallah. La vie et l’œuvre de ces deux nationalistes algériens- qui ont laissé un legs inestimables en matière d’écrits historiques- ont été revisitées, par l’historien et actuel directeur du Centre National du Livre Djamel Yahiaoui. Le rencontre a été modérée par l’universitaire Djamel Châalal. Djamel Yahiaoui s’est dit ravi de revenir sur le parcours de ces personnalités hors du commun sans toutefois rappeler qu’il est difficile de parler de ces personnages en si peu de temps de « deux encyclopédies ». Il a rappelé que les deux hommes ont continué à réhabiliter l’Histoire nationale au niveau du Centre de recherches et d’études de la Révolution du 1er novembre 1954 et dans certains revues spécialisées.

Enseigner Kaddache et Saadallah à l’université

Mahfoud Kaddache était un citadin, natif de la Casbah d’Alger et Abou El-Kacem Saadallah un urbain multilingue. Il maitrisait l’arabe, le français et l’anglais. Il a étudié à l’université Zitouna de Tunis, au Caire et aux Etats-Unis. Abou El Kacem Saadallah avait mené un combat de résistance à l’extérieur du pays, contrairement à Mahfoud Kaddache qui l’avait fait à intérieur. Djamel Yahiaoui a confié avoir connu « ces deux figures de proue du nationalisme algérien ». Ils étaient ses enseignants à l’université. Il eu, également, le privilège de travailler avec Mahfoud Kaddache au Centre de recherche et d’études de la Révolution du premier Novembre 1954 à El Biar(Alger). Ce dernier a pris le projet sur le mouvement de la jeunesse sport national. Djamel Yahiaoui a rappelé que Mahfoud Kaddache a notamment contribué à l’écriture historique sur mouvement du football algérien qui était utilisé comme une arme contre le colonialisme. Citant le défunt avocat Amar Bentoumi, il a souligné que Mahfoud Kaddache était un véritable nationaliste qui avait échappé à deux attentats, perpétré par l’OAS. Selon lui, Mahfdoud Kaddache et Abdou El Kacem Saadallah ont travaillé pour la mise en place d’une véritable école de l’Histoire nationale. Le Centre de recherche et d’études de la révolution du 1er novembre a édité une collection des 35 œuvres de Mahfoud Kaddache. «  C’est à nous maintenant de prendre soin de ce patrimoine de connaissance. Ce patrimoine va permettre de connaitre qui nous sommes. Nous n’avons pas su présenter les œuvres de Mahfoud Kaddache et de Abou El-Kacem Saadallah aux jeunes et valoriser leurs travaux. Il est impératif que leurs œuvres fassent l’objet de magistères et de thèses à l’université » a proposé Djamel Yahiaoui.

Meriem Nour

 

 

 

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