La journaliste allemande Alice Schwarzer a présenté jeudi, à la salle El Djazair, son dernier ouvrage « Meine Algerische Familie » (Ma famille algérienne), une véritable déclaration d’amour pour l’Algérie. Cette fondatrice et rédactrice en chef du magazine féministe Emma, est en contact avec une famille algérienne depuis plus de vingt cinq ans. Elle a vécu le meilleur et le pire avec cette famille, pendant de longues années lors de ses nombreuses visites en Algérie. Elle vient d’achever un court séjour en Algérie dans le cadre d’une émission de la Chaîne de TV ARD (Das Erste) pour la promotion de son livre, illustré d’images de sa balade qui sera diffusée le 4 mars 2019. « Cette relation a vu le jour à travers Djamila qui a séjourné pendant cinq ans dans les années noires à Cologne. Ma première visite en Algérie a eu lieu dans les années 1990 où très peu d’occidentaux osaient s’aventurer ici. Ma famille algérienne reflète, comme probablement beaucoup d’autres, au moins 70 ans de l’Histoire de l’Algérie », a-t-elle noté. Après la lecture de certains passages de son livre sorti cette semaine en Allemagne (en attendant la traduction en français), Alice Schwarzer a qualifie cet ouvrage de « reportage » dans lequel elle a essayé de brosser le portrait d’une famille de trois générations. « J’ai écris aussi ce livre pour faire connaitre l’Algérie à certains européens qui n’ont aucune idée de son existence. Les gens qui ont lu mon livre ont remarqué la grande similitude entre les caractéristiques du peuple allemand et algérien. Il est grand temps que l’Algérie sorte de ce silence et communique avec le monde », a-t-elle encore souligné. La journaliste a souhaité que la Casbah d’Alger soit mieux sauvegardée. Idem pour l’ancienne ville d’Oran. Alice Schwarzer est considérée comme l’une des féministes allemandes les plus connues. 

 

Adel Brahim

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