Alaî, Cao Wenxuan, Xu Zechen et Zhao Lihong, quatre grandes plumes de la Chine, se sont rencontrées jeudi 1 novembre au 23e SILA pour évoquer leur parcours littéraire. « Je suis né dans une région isolée et loin de la ville, je n’ai jamais su ce que ça voulait dire le mot écrivain, je ne connaissais aucun. En 1974, alors que ma ville commençait à s’ouvrir et se remettre de la guerre civile qui a touché mon pays, je rentre pour la première fois dans une bibliothèque qui venait d’ouvrir ses portes juste à côté de chez moi, j’ai appris l’existence des livres littéraires »,  a confié le romancier tibétain Alaî. « Quand j’ai commencé à lire des romans, ce qui m’a tout de suite attiré, sont les histoires qu’ils racontaient, j’ai découvert qu’on pouvait parler des problèmes quotidiens des personnes et leurs cultures qui se différent d’une région à une autres » a-t-il dit.

Vivre à Pékin

De son côté Xu Zechen, auteur de fiction littéraire, a déclaré que son premier rêve était d’écrire sur les personnes riches et sur leur mode de vie, mais qu’il ne connaissait personne de cette classe-là. « Je me suis mis à écrire sur les personnes marginalisées de la société que j’ai rencontré à Pekin. Même si Pékin est considéré comme une ville ouverte qui accepte l’autre mais d’autres part elle garde toujours quelques problèmes tel que l’identité, car dans nos papiers d’identités on mentionne de quelle région on vient. C’est une reconnaissance juridique. Une personne qui n’est pas pékinoise ne pourra pas profiter des avantages dont elle a besoin tel que le travail » a-t-il avoué.

Aimer écrire

Le professeur de littérature à l’Université de Pékin, Cao Wenxuan, qui a publié plus de cinquante nouvelles et romans dont certains sont devenus des classiques des programmes scolaires, a déclaré : « tout le monde croit que je me spécialise dans les romans de jeunesse, alors que ce n’est pas vrai, j’écris pour toutes générations. Je pense que la littérature n’est pas destiné pour une catégorie spécifique. La plupart des grands écrivains connus sont des enseignants universitaires. Je trouve toujours un terrain d’entente entre mon travail à la fac et celui d’écrivain. Quand je me sens fatigué de l’enseignement je me retourne vers l’écriture et vice versa ». Le poète Zhao Lihong, dont l’œuvre « douleurs » traduite en français par Adonis et qui lui a permis de décrocher le Prix international de poésie Semifera Semiderevo en Serbie, a avoué qu’au début de sa carrière, il ne pensait pas publier ses travaux. «  J’aimais seulement écrire, mais aujourd’hui je peux dire que j’aime ce mode de vie et ma célébrité, j’ai pris gout à cela »,

 

Maya.D.

Pin It on Pinterest

Shares
Share This