Le cinéaste franco-grec Costa Gavras a animé une conférence à la salle pavillon G en présence d’un nombreux public. L’occasion était de débattre autour de la riche carrière du réalisateur, connu en Algérie pour lui avoir permis de décrocher l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1970 avec « Z ». «L’Algérie de mon troisième pays » avec 50 ans de collaboration artistique et sentimentale.  La Grèce est mon pays de naissance, la France m’a accueilli, mais au-delà des collaborations artistiques, des coproductions et de mes amis algériens, j’éprouve un profond sentiment personnel à l’Algérie », a-t-il confié.

Une quinzaine de films réalisés

Cette relation particulière remonte au tournage de son succès planétaire « Z », lauréat de plusieurs distinctions à l’exemple du prix du jury au festival de Cannes et du Golden Globe du meilleur film étranger. « Ce film a été réalisé grâce à l’Algérie et le président Houari Boumediene qui a accepté que le tournage se déroule à Alger. Même si le pays venait tout juste de bâtir sa jeune Nation, toutes les commodités et facilités nous été fournies par les autorités algériennes », a-t-il ajouté avant de relater l’importance de ce film dans son processus de créativité. «  « Réaliser « Z » a été un tournant dans ma carrière professionnelle. A partir de ce film, j’ai eu toute la liberté possible pour faire les longs métrages que je voulais. J’ai fait une quinzaine de films en France, quatre ou cinq à Hollywood, je tiens tout cela au succès de « Z » qui n’aurait jamais vu le jour sans la grande contribution de l’Algérie », a-t-il souligné. Costa Gavras signera aujourd’hui (dimanche 04 novembre 2018), au stand Inter-forum (C11) au pavillon central ses mémoires intitulées « Va là où il est impossible d’aller »(parues à Paris). Il revient dans cet ouvrage sur son départ de la Gréce à l’âge de 19 ans, l’accueil de la France et ses débuts dans le cinéma, ainsi que tous les moments phares de sa vie.

Adel Brahim

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