Comment êtes-vous venu dans l’univers de la littérature ?

J’ai su que je voulais écrire depuis mon jeune âge. Cela m’a pris des années de prendre mon courage à deux mains. J’ai fini par le faire. J’ai écris un livre et je l’ai envoyé à un agent littéraure qui, à son tour, l’a envoyé à une maison d’édition.

Votre roman a été traduit en plusieurs langues mais pas avec le même titre. Pourquoi ?

Le livre a été traduit en vingt langues. C’est un honneur pour moi de voir mon livre traduit dans autant de langues. Cela dit, il faut savoir que tous les éditeurs étrangers ont refusé de prendre le mot Ghana dans le titre. Et cela parce qu’ils craignaient que les lecteurs en lisant le mot Ghana s’imagine tout ce qui est négatif en rapport avec l’Afrique. C’est-à-dire portant sur la guerre sur la pauvreté, ou les difficultés politiques. Donc, dans toutes les traductions, les éditeurs ont veillé à ne pas reprendre le mot Ghana. Le titre en Français est «  Ravissement des innocents ». C’est une phrase que l’on retrouve dans le livre. Même chose pour le titre en italien. Je comprends parfaitement la réaction des éditeurs et pourquoi ils ont fait ce choix. Cela dit, je suis triste de voir aujourd’hui qu’on a ces idées préconçues que lorsqu’on sort un livre sur l’Afrique. Celui-ci celui ne peut évoquer que des choses négatives telles que la guerre, les problèmes politiques ou la communauté.

Justement. Que pensez-vous de la représentation de l’Afrique en Occident actuellement ?

Petite je passais beaucoup de temps à regretter cette représentation de l’Afrique en Occident. Mais, en grandissant, j’ai appris à cesser de m’en préoccuper et de lui donner de l’importance. L’Afrique est un continent riche, vaste et merveilleux. Si ces personnes préfèrent se montrer aveugles et sourdes face à une telle beauté diversifiée, c’est que ces personnes sont perdantes. Nous devons travailler pour développer ce dialogue panafricain qui soit avec le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest du continent et essayer d’aller vers des échanges. .

Que connaissez-vous de la littérature algérienne ?

Je ne connais pas grand-chose malheureusement. Je n’ai pas trouvé de roman algérien traduit en anglais sachant que je ne maitrise pas la langue française. Mais ceci étant, je voudrais tant découvrir les auteurs algériens, surtout femmes.

Propos recueillis Par Meriem Nour

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