Est-ce que l’espace infini, la riche culture et les mystères du Sahara son suffisamment abordé dans la littérature algérienne ?

L’espace infini du Sahara est un espace totalement différent des caractéristiques de l’unité de lieu de chaque création littéraire. Il s’agit d’un espace de vide infini. Parler de la notion du vide dans le sens où il absorbe et répand le silence, cette caractéristique a fait du Sahara un lieu d’immigration par excellence pour les auteurs en quête d’inspiration. Dans le monde du soufisme, le Cheikh El Meliani a essayé de s’installer au Sahara mais il n’a pas pu s’adapter à la sécheresse et aux rudes conditions climatiques. Toujours dans le XVII siècle, Sidi Bouziane a pu s’adapter et à marqué la région de la Saoura. On remarque de nos jours, la diffusion de ces connaissances propres au Sahara dans le fond du roman algérien, à travers beaucoup d’auteurs comme Said Boutadjine, Habib Sayeh, Djamila Talbaoui, Abdelkader Difallah et Abdelah Kerroum, ainsi qu’Isabelle Eberhardt et bien d’autres.

Etes-vous d’accord sur l’opinion qui limite la littérature du désert dans la poésie  ?  

La création littéraire dans le Sahara a commencé avec la poésie. Cela dit, les actuels changements anthropologiques du Sahara change la donne. Personnellement, j’ai des difficultés à dire que j’habite le désert alors qu’en fait j’habite la ville. Cet accouplement entre la modernité de la ville et l’espace du sable a permis aux hommes de lettres d’avoir plus de possibilité  pour s’exprimer à travers la narration. 

Entretien réalisé par A.B

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