La poète et la romancière Taos Amrouche, qui fut aussi une chanteuse, a, selon l’écrivain et journaliste Amar Ingrachen, devancé son époque « Tant que sur les sujets qu’elle a présentés que dont la manière dont elle a fait» a t-il déclaré lors d’hommage au 23eme SILA, ce 5 novembre, à la salle du pavillon G. « Elle était, non seulement connue dans le monde entier comme une grande plume et une grande voix algérienne » a-t-il dit. Amar Ingrachen, a ensuite évoqué le parcours atypique de la première poétesse algérienne.« Ses œuvres partagées entre le pays natal et les lieux de son exil, auxquels viendront s’ajouter les tourments dus à sa condition de chrétienne socialement marginalisée », a-t-il noté. « Cette voix moderniste, s’est efforcée de mettre en valeur la voix de l’individu et le dévouement de l’individualisme ou encore de l’éloge de soi dans ses œuvres à une époque où ses contemporains, tels que Mouloud Mammeri et Kateb Yacine, s’intéressaient aux sujets politiques ou aux approches idéologiques classiques », a-t-il relevé.

Un exemple à suivre

Le chercheur a rappelé que Taos Amrouche était connue pour ses idées. « Elle était l’une des membres fondateurs de l’Académie berbère en 1965 à Paris. Elle s’est, ensuite retirée de cette dernière, à cause des autres membres qui ne voulaient pas s’ouvrir aux autres cultures » a-t-il annoncé. Il a appelé à la nécessité d’étudier et de mettre en valeur les écrits de cette poétesse.« Les femmes de lettres algériennes doivent suivre l’exemple de Taos Amrouche, elles doivent en outre s’imprégner de son talent ou encore essayer de faire mieux, en moins en ce qui concerne son approche et encore sur les sujets qu’elle traitait avec courage », a-t-il souhaite.

Maya.D

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