«Prix littéraires, tremplins ou consécrations » était l’intitulé d’une rencontre animée ce mercredi 6 novembre à la salle du pavillon G par des écrivains algériens lauréats de prix nationaux. La romancière Lynda Koudache, lauréat du prix Assia Djebar en 2016, a affirmé que l’objectif de sa participation à ce prix était pour la promotion de la langue Tamazight. « Je ne le fais en aucun cas pour l’argent. L’argent est certes utile, c’est évident, mais l’auteur doit penser à ce qu’il doit donner après à ses lecteurs. L’auteur doit en outre penser au contenu du sujet pas aux gains qu’il pourra rapporter», a-t-elle dit. Elle a plaidé pour la traduction des romans écrits en tamazight en d’autres langues. Pour elle, les prix littéraires sont une question de choix.  «  Le jury se fiera a son instinct tout en prenant considération certains critères » a-t- elle noté.   «Le prix doit être décerné selon le contenu du texte. Par exemple, le jury du prix El-Djazair Takra’a, n’a annoncé les critères du choix du meilleur texte. C’est une bonne chose pour l’auteur », a relevé Rafik Taibi

Inter      

Selon Mustapha Zarouri lauréat du grand prix Assia Djebbar en 2017, on ne peut pas comparaitre les prix algériens avec ceux de l’étranger. «  On se concentrer sur le côté symbolique que représente ce prix pour un auteur, qui doit être satisfait et rassuré par son écriture. Celui qui écrit pour les intérêts matériels ne peut qu’être un auteur raté », a-t-il averti..  « L’auteur doit écrire pour ses lecteurs tout en restant objectif, ses écrits doivent en outre refléter la société où il vit et faire en sorte que ses sujets soient inscrits dans l’histoire » a-t-il conseillé. Sofiane Mekhnache, a, à son tour, affirmé que le prix littéraire a été créé pour motiver les auteurs. «  Je pense que le prix doit être retiré afin que l’auteur arrive à se faire sa propre place », a-t-il souligné. L’intervenant a également évoqué la tricherie qui entache certains concours « certains lauréats prennent les textes des autres en changeant le titre, le jury n’y voit rien. Il faut alors, mettre de nouveaux critères et faire participer juste les textes inédits », a-t-il proposé

 

 Maya.D

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