La traduction de Tamazight en d’autres langues, aidera elle à sa promotion ?

Traduire tamazight en d’autres langues, permettra aux autres de découvrir mieux cette littérature, Farhat Bahlouli a d’ailleurs traduit mon roman « Salas wa Nuja » vers l’arabe. Le romancier Amine Zaoui, qui a lu ce livre, l’a très bien apprécié. Tamazight a atteint l’universel, les gens peuvent vous croire sans traduction .

Les participants à cette journée d’étude, ont appelé à la création d’un prix littéraire pour le livre amazigh, qu’en pensez-vous ?

Il faut restructurer carrément les prix littéraires en Algérie en leurs donnant de nouveaux objectifs clairs. Cela est valable pour Assia Djebar, Mohamed Dib ou autres. Cela serait intéressant de créer un prix national du livre amazigh en tous genres, c’est une visibilité de plus pour ce dernier et aussi un réconfort et une notoriété pour l’écrivain.

Le livre amazight a-t-il une lectorat régulier ?

Certainement, y’a vraiment un lectorat qui se décide d’avantage, d’ailleurs je viens de rééditer pour la deuxième fois mes romans « Nayla » et de « Inig aneggaru » qui sont demandé. Mais avoir 2000 lecteurs ce n’est suffisant. Nous avons l’ambition d’atteindre 200.000 à deux millions de lecteurs. Toute la société doit se mettre à la lecture pour avancer et cela va de soit pour toutes les autres langues, on est en train d’éditer maximum 5000 exemplaires, c’est peu. 

Maya.D

Pin It on Pinterest

Shares
Share This