L’historienne et journaliste italienne Paola Caridi a évoqué, lors d’une rencontre abritée par l’espace de l’Esprit Panaf, au niveau du Pavillon central, l’amour qu’elle porte pour Jérusalem ( Al Qods) où elle a passé une grande partie de sa vie. « Cette ville que l’occupation essaye de détruire et de judaïser compte beaucoup pour moi, elle est non seulement ma ville, mais aussi ma maison c’est une grande partie de sa vie. Je n’ai en aucun cas cité, dans mes livres ou mes articles la cause palestinienne ou encore Jérusalem, j’ai contribué à cette dernière par un texte théâtral ou j’ai dénoncé l’histoire de ce pays violé et ses dimensions politique, historique et sociale », a-t-elle confié. « Aujourd’hui, on trouve dans la ville des écoles, des pharmacies, ou encore de beaux endroits et espaces publics tels que la Place des Martyrs en Algérie. Certaines zones vivent en paix et d’autres subissent les injustices», a-t-elle ajouté.

Coexistence, haine et guerre

« Avant 1948, Jérusalem était une ville de coexistence, où Arabes et Israéliens, Juifs ou Musulmans, pouvaient cohabiter sans aucune animosité, mais après la situation a totalement changé, elle a laissé place à la haine et à la guerre » a-elle avoué. La journaliste a également rappelé la beauté de cette ville antique entourée de murailles datant de l’ère ottoman. « les Britanniques ont notamment changé sa carte et en 1967 Jérusalem s’est développée en termes d’urbanisation, mais les frontières ont changé et les Israéliens ont limité la population à une certaine zone » a-t-elle précisé. Selon elle, la cohabitation entre palestinienset et israéliens existent dans certains espaces culturels.

Maya.D

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