La plupart des éditeurs algériens se sont dits satisfaits de la tenue du 23 ème Salon international du livre d’Alger(SILA) qui ferme ses portes ce samedi 10 novembre 2018 au Palais des expositions des Pins Maritimes à Alger. Selon eux, cette édition 2018 a été à la hauteur des espérances. L’organisation n’a pas enregistré de défaillance. Le public était présent en force au quotidien et les ventes étaient relativement bonnes. Preuve en est avec ces témoignages émanant d’éditeurs algériens privés et public. Le directeur des éditions APIC, Karim Cheikh trouve le dernier week-end du Sila était relativement satisfait. «  Nous avons reçu du beau monde. C’est vrai que durant le week end, il y avait un rush. Pendant la semaine, nous avons eu un public de qualité qui sait quoi acheter. Cibler entre romans, essais ou encore nouvelles. Je trouve que cette édition 2018 a été une totale réussite pour tout le monde », a-t-il dit. Abondant dans le même sens, le responsable des éditions Z-Link estime que ce 23ème SILA était fructueuse «  Nous avons constaté une forte influence. Plus grande que celle des précédentes éditions. Nous avons présenté cinq nouveautés dont une qui a remporté le prix international du meilleur manga (cycle of war). Les visiteurs jeunes et moins jeunes se sont bousculés au niveau de notre stand et ont acquis nos nouveautés. On ne peut qu’être satisfait de ce SILA 2018 qui a permis de confirmer que les Algériens s’intéressent beaucoup au livre et à la bande dessinée », a souligné Salim Brahimi.

« Un excellent retour »

Nacéra Khiat des éditions Sedia a noté qu’en général le salon s’est bien déroulé. « On avait quelques craintes un avec la crise économique. Lors de la précédente édition, nous avions senti qu’il y avait moins de mouvement. Cette année, à notre grand bonheur, Il y a eu beaucoup de monde surtout les week ends et le Premier novembre (jour férié). Sédia, qui a édité une vingtaine de titres à l’occasion du Sila, a organisé des rencontres-débats qui ont eu un excellent retour. Le public s’est intéressé à l’interactivité que nous lui avons proposée», a-t-elle relevé. Le représentant de l’Office des Publications Universitaires (OPU) Ahmed Karrouba est formel : Le bilan du Sila est des plus positifs. « Les étudiants sont venus en masse pour acquérir les ouvrages voulus. Les prix sont jugés de raisonnable par la communauté estudiantine. Ils oscillaient entre 300 et 800 dinars l’ouvrage », a-t-il précisé. Il rappellé que l’OPU détient un réseau de distribution au niveau de 48 wilayas, avec également des points de vente au niveau des universités.

Satisfaction à l’OPU et à l’ENAG

«Nous avons participé au salon avec pas moins de 1200 titres toutes disciplines confondues. 120 titres ont été réimprimés et 100 nouveaux titres sont sortis», a indiqué le responsable de l’OPU. Même constat au niveau de l’Entreprise Nationale des Arts Graphiques (ENAG). Le stand, selon un responsable, a enregistré une grande affluence du public au niveau. Un public venu découvrir les dernières nouveautés comme les ouvrages de Kamel Bouchama et de Abdelkader Bendameche. «A l’occasion du SILA, nous avons édités 55 nouveaux titres dont toutes disciplines confondues. Nous avons remarqué une hausse du chiffre d’affaire par rapport à l’année dernière. Une hausse de 20% par rapport à l’année dernière », a-t-il détaillé.

Meriem Nour

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