Quand la Philosophie investit les Lettres : les espères en parlent

Le thème « Quand la Philosophie investit les Lettres », a été abordé par des philosophes et des écrivains ayant emprunté cette voie, et cela lors d’une rencontre abrité, ce 06 Novembre par la Salle Sila, dans le cadre de ses activités culturelles.

Le romancier Kamel Bouayed, a partagé son expérience et les sujets qu’il traite dans ses écrits.  « Mon premier roman « Les Sans-Destin », aborde le sujets des clandestins. Je suis passé, ensuite sur un autre registre, qui est le roman historique, j’ai écrit « le dernier des livres », qui aborde l’épopée de mushaf d’Uthmân, ou le Coran d’Uthmân. J’ai voulu que toute cette histoire arrive aux lecteurs plus facilement, et cela par le billet de la littérature ».

Son dernier roman « Le Berger errant », est plutôt « existentialiste », « il s’interroge sur le pourquoi du destin, c’est sortir aussi de la caverne de Platon et remonter de l’obscurité vers la lumière jusu’à atteindre la sagesse » dira l’auteur. Il ajoutera : « Dans tous mes romans, j’ai utilisé des réflexions philosophiques, sur la démarche à suivre pour arriver à la connaissance, car cette dernière n’est plus un savoir mais une discipline qui est utilisée ».

Le poète et romancier Ahmed Abdelkrim, s’est penché, à son tour,  sur la relation entre la philosophie et la littérature, qui est selon lui une procédure scientifique, « je préfère utiliser le terme écriture, non pas littérature » avouera t il. Il expliquera, dans ce contexte : « J’ai commencé à écrire des poèmes avec la génération des 1980, qui a vécu un moment existentiel difficile. Cette génération a transporté ce genre littéraire à une meilleure étape et l’a sortit des manuscrit qui pour moi, n’avait rien avoir avec la poésie ».

Ahmed Abdelkrim, clôturera son intervention, en affirmant que « le phénomène du soufisme a été le déclencheur qui a fait que je m’approche de la philosophie ».

De son côté, le romancier Riad Girod, s’est exprimé sur ses écrits, disant à ce propos que ses romans « je ne suis pas du tout dans la dénonciation, mais d’avantage dans la réflexion ». Il expliquera dans ce sillage « chacun de mes romans s’inscrit dans une réflexion plus profonde, évidement, y’a un plaisir à l’écriture d’un texte mais y’a un plaisir de poser des questions, pour essayer d’entrevoir des réponses ».

L’intervenant confiera d’autres parts : « J’ai vraiment un attachement à la philosophie, car j’écris en écoutant de la musique, mais finalement j’admire la philosophie comme j’aime la musique. Cela me donne un rythme et de l’inspiration, qui m’accompagne tout au long d’une écriture d’un roman ».

L’universitaire et écrivain Abderezak Belaagrouz, estimera, quant à lui, que « l’expression d’un philosophe part de la logique, or que le littéraire s’adresse à l’imaginaire ». L’intervenant s’est positionné à la suite sur l’interaction entre la philosophie et la littérature. « La littérature était un outil qui permet à la philosophie de s’exprimer sur les contenus ».

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