• Pourquoi avez-vous choisi de traduire la trilogie d’Amel Bouchareb en langue italienne ?

J’ai traduit la romancière et traductrice algérienne Amel Bouchareb parce qu’il y a une série de coïncidences. J’ai une amie qui a une maison d’édition «Les assassins» qui publie uniquement des romans policiers écrits par des femmes qui ne sont pas de nationalité italienne.

Un jour, elle m’a demandé si j’avais des romans policiers. Je lui ai fait deux propositions d’auteurs. Finalement son choix s’est porté sur Amel Bouchareb.

Son roman policier est bien construit, vous n’avez aucune idée sur l’assassin jusqu’à la dernière page. Je pense que c’est beaucoup plus qu’un roman policier.

  • Trouvez-vous des difficultés à traduire vers l’italien?

Amel Bouchareb a un très haut niveau en langue arabe. Elle a ce pouvoir de choisir les mots avec beaucoup de précision pour exprimer ses idées, et la difficulté réside dans la structure de la phrase.

Amel écrit en arabe, mais en lisant son œuvre, il y a au fond le reflet des autres langues qu’elle maîtrise, dont l’italien, le français et l’anglais.

C’est difficile de trouver un mot exact en italien parfois, donc, je choisis le mot le plus proche.

  • Quels sont les auteurs algériens que vous avez traduits en langue italienne ?

J’ai  déjà traduit Abdelhamid Benhadouga, Ahlam Mosteghanemi, Djillali Khellas, Bachir Mefti, Said Boutadjine. Traduire les plumes algériennes est un vrai bonheur