L’Emir Abdelkader et l’écriture était le thème d’une table ronde, organisée jeudi 31 mars, au niveau de la salle du Sila.
Animée par trois universitaires algériens, cette table ronde a permis de revisiter les qualités intrinsèques que possédait le chef spirituel, militaire et religieux l’Emir Abdelkader.
L’universitaire Abdelhafid Djellouli a rappelé que l’Emir Abdelkader était un érudit qui maitrisait aussi bien la poésie, la philosophie que le soufisme. Son écriture est la résultante de ses connaissances. « Il a combattu pour l’Islam et il écrivait pour défendre l’Islam. La plupart des livres philosophiques, de soufisme et les correspondances ont été écrits soit quand il était à Amboise en France soit en Syrie », a-t-il dit.
Le chercher et auteur d’ouvrages sur l’Emir Abdelkader, Amar Belkhodja a estimé que le chef spirituel et militaire religieux était l’homme du 19 éme siècle. « Personne ne pourra enfanter un homme de sa stature et de sa trempe. Son père, Mahieddine El-Hassani, est un moqqadem dans une institution religieuse affiliée à la confrérie soufie Qadiriyya », a-t-il noté.

« A peine 22 ans, l’Emir Abdelkader sera à la tête de l’insurrection contre l’armée coloniale française. On le retrouve sur tous les fronts. Cela ne l’empêchera pas de lire. Il va même mettre en place une bibliothèque pour permettre à son Etat de se documenter. Ce jeune va édifier les fondements de la construction d’un Etat algérien », a-t-il noté.
Et d’ajouter : «Tout le monde était épaté par le personnage. A sa libération, en 1852, il est invité en France où il reçoit 300 convives. Il était curieux de la découverte. Il pouvait s’entretenir avec plusieurs personnalités sur plusieurs domaines. C’était un guerrier mais ils ont oublié que c’était aussi un penseur et un écrivain ».
Pour sa part, l’universitaire Boumediene Bouzid, a brossé un tableau des plus élogieux de l’Emir Abdelkader en mettant l’accent sur les périodes phares de son parcours de combattant et sur sa sagesse en tant qu’homme d’Etat et en tant que chef religieux.