1919 : l’Algérie face aux défis de sa liberté et du siècle

Une date qui marqué l’Algérie et le monde en générale

A l’occasion de la célébration du 65e anniversaire de la guerre d’indépendance, des spécialistes en histoire ou en politique, ont animé ce 01 Novembre à la salle Sila du pavillon central,  une rencontre s’intitulant « 1919 : l’Algérie face aux défis de sa liberté et du siècle », ou ils sont revues sur des évènements important qui ont  marqués l’histoire de l’Algérie et du monde en générale.

L’historienne, chargée de recherche à l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS), Dr. Malika Rahal, a été la première à prendre la parole, exposant le contexte international, notamment dans sa démentions révolutionnaire. « On considère ce qui est vraiment important, c’est le début, ou ce qu’on appel la sortie de guerre, la période qui suit la première guerre mondiale, alors on imagine le passage de la guerre à la paix, une transition de la violence à une période qui ne l’est pas » informera t elle aux les présents.

La deuxième raison pour la quelle, du point de vue des colonies, est très différents de celui de l’Europe, est selon elle  « toutes ces puissance européenne, qui utilisent les territoires coloniaux  pour gérer la fin de guerre. Ces personnes, qui ont été dépêché pour cette guerre, sont renvoyé chez eux et faire revenir les soldats c’est très dure, car c’est des gens qui se sont accoutumé à la violence et qui ont peut être perdu leurs emplois, et aussi leurs place dans la société, et revenir à une société pacifié cela ne se fait jamais du jour au lendemain ».

Par ailleurs, la chercheuse rappellera que la loi Jonnart a changé les conditions d’accès au vote, notamment pour « les anciens combattant » mais « c’est aussi la fondation El Ikdam, le journal de l’émir Khaled, qui souligne ces changements dans le domaine de la communication et de la vie politique ».

De son côté, le politologue français Olivier Le Cour Grandmaison, estimera que « il faut ajouter un événement extrêmement important à ce tableau, qui est d’une part l’éclatement de la révolution russe en février 1917, un ébrouement de l’ordre international extrêmement important, doubler quelques mois plu tard en  Octobre 1919,  par la victoire des bolcheviks, qui est une source d’inquiétude pour les états de l’oust et de l’Europe ».

Fouad Soufi, historien et chercheur associé au Crasc, s’est posé sur les premières années de l’après première guerre mondiale, « on préparait le lit à des changements non pas seulement politiques mais même socio et intellectuelle. Nous trouvons plus de travaux sur cette période, ni sur la guerre 1914, 1918 et l’Algérie, a part, celui de notre ami Abderrahim Taleb Bendiab. C’est une période de notre pays, passé aux oubliettes » a-t-il abordé. Poursuivant « c’est normal car nous avons d’autres problèmes historique à régler. Or, ce qui va se passer dans ce pays, c’est que nous avons eu des frémissements avant, mais on va avoir après des éléments qui vont renforcer les espoirs des algériens qui réussiront à passer à autre chose » dira t il.

Le dernier à prendre la parle est le sociologue et historien Madjid Merdaci, qui fera part du centenaire 1919, 2019, ainsi que  l’installation de l’association de l’international communiste. « Dans le pays, je pourrais citer, deux événements, la loi Jonnart, qui bénéficie les critères de l’acquisition de l’identité française pour les algériens qui ont participé à la guerre ». Il parlera ensuite du «  deuxième événement qui est le message adressé par l’émir Khaled au président américain Woodrow Wilson ».