Mohamed Benmeddour

« J’écris par un devoir de mémoire »

Mohamed Benmeddour est chercheur en patrimoine et en histoire. Il est de formation en archéologie et en histoire. Son champ d’investigation est l’identité et la mémoire.

Parlez-nous de votre participation au SILA.

Chaque année, je présente un nouvel ouvrage qui relève du patrimoine national algérien. L’année dernière, j’ai présenté « Les fabuleux contes et légendes d’Alger » durant la période ottomane. Cette année, je suis venu avec un nouveau livre qui a pour titre « Contes et légendes Berbères d’Algérie ».

Quelle est la particularité de votre livre ?

Il fait la continuité de mon premier livre. Il révèle les origines du peuple amazigh de l’Afrique du Nord au Sahara et la Haute Egypte. Dans ce livre, j’ai déterminé l’existence de ce peuple depuis le néolithique. Je parle aussi de la langue amazighe à travers le monde. Dans certaines langues, comme le péruvien, en Amérique du Sud, on retrouve quelques mots berbères. On les retrouve aussi dans l’Egypte ancienne. Il y a également des mots berbères qu’on retrouve jusqu’au Kenya.

Parlez-nous du contenu de votre livre.

J’évoque l’histoire de la berbèrie, sa langue et son alphabet, le tifinagh. Ce livre comprend par ailleurs des contes appartenant au terroir du Djurdjura au Sahel. J’ai sélectionné, en outre, une des meilleurs et puissante dynastie berbère qui est le royaume de Koukou, racontée dans ses détails, avec une chronologie des souverains qui ont occupé le pouvoir. Je finis avec les proverbes tirés également du terroir. Je termine mon livre avec l’histoire originale et exceptionnelle de Lalla N’Soumer.

Pourquoi ce livre ?

Je veux montrer à travers cet ouvrage cette identité perdue, cette mémoire oubliée. C’est par un devoir de mémoire que j’ai écrit ce livre.