Halfadan W. Freihow

« L’écriture m’a aidé à comprendre mon fils »

 

Halfadan W. Freihow, auteur norvégien, était présent, lundi, dans le cadre du SILA, pour présenter son livre « Cher Gabriel », récit traduit du norvégien par Ellen Huse Foucher et paru aux éditions Barzakh. Avec ce récit, l’auteur nous transporte dans l’univers inaccessible de l’autisme.

Le livre est atypique. Il s’agit d’une lettre adressé à Gabriel, son fils atteint d’autisme. Une lettre intime et émouvante.

« D’abord, je tiens à préciser que le mot autiste n’est écrit nulle part dans le livre », a-t-il dit, et d’ajouter : « Lorsque j’ai su que mon fils était atteint d’autisme, j’avoue que je ne savais rien sur cette maladie. J’ai commencé alors à lire pour comprendre non pas ce que c’est l’autisme, mais pour comprendre Gabriel. »

Il a expliqué « comment communiquer devient un acte réfléchi » et « comment la spontanéité peut dérouter Gabriel ».

« Il devient nécessaire de simplifier et de mesurer la conversation », a-t-il dit. Le but : « ne pas éveiller chez lui une peur ou une incompréhension ingérables ».

Mettant en lumière une relation complexe et un amour inconditionnel, Halfadan W. Freihow a, en outre, souligné que « l’écriture m’a aidé à comprendre mon fils. J’ai écrit ce livre pour m’adresser à Gabriel, à sa différence. »

A propos de son écriture, Halfadan W. Freihow a déclaré : « J’ai développé une tolérance envers l’étranger, la différence au fil de mes voyages et de mes multiples rencontres. Ça m’a facilité d’approcher la différence de mon fils et de tolérer son comportement. »

En effet, l’écriture que développe l’auteur dans son livre est parlante, vraie, honnête, directe, belle. C’est « une écriture s’organisant autour de la différence, cette nécessité d’aller vers l’autre, son acceptation et sa compréhension ».

Le conférencier a, ensuite, précisé : « J’ai écris quelque chose de beau, car mon fils est esthétique. Il aime le beau. »

Pour finir, Halfadan W. Freihow a confié que « Gabriel a une relation très forte avec la nature. Il y a une parfaite compatibilité avec elle. Ça lui fait le plus grand bien ».