Azouz Nasri inaugure officiellement cette 29ᵉ édition Le SILA 2026 ouvre ses portes à la diversité des cultures

Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a procédé, mercredi 28 octobre, à l’inauguration officielle de la 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), au Palais des expositions des Pins-Maritimes (SAFEX), à Alger. Organisée sous le haut patronage du président de la République, cette édition, placée sous le slogan « Entre les pages d’un livre, l’avenir », met à l’honneur le Royaume d’Arabie saoudite et ambitionne de renforcer le rayonnement du livre et les échanges culturels entre l’Algérie et le monde.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la présidente de l’Assemblée populaire nationale, Khalida Boufedeche, du conseiller du président de la République chargé de la Direction générale de la communication, Kamel Sidi Said, du conseiller du président de la République chargé des questions diplomatiques, Amar Abba, de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, de l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que de plusieurs membres du gouvernements, de hauts cadres de l’État et de représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie.

Une inauguration au rythme des découvertes

Azouz Nasri et la délégation qui l’accompagnait ont parcouru une vingtaine de stands, à commencer par celui du Royaume d’Arabie saoudite, invité d’honneur de cette édition. Les visiteurs ont pu y découvrir différentes facettes du patrimoine saoudien, à travers des manuscrits, des pièces liées au patrimoine culinaire, des ouvrages littéraires et des propositions artistiques et musicales. Cette participation s’inscrit dans une volonté de mettre en lumière la richesse culturelle du Royaume et de consolider les liens historiques et culturels entre les deux pays.

La délégation s’est ensuite rendue au stand du ministère de la Culture et des Arts, avant de visiter celui de l’Armée nationale populaire (ANP), où elle a pris connaissance de la diversité des publications présentées, notamment celles consacrées à l’histoire nationale, aux contributions de l’Armée de libération nationale et aux sacrifices consentis pour l’indépendance du pays.

Le parcours s’est poursuivi aux stands de la Direction générale de la Sûreté nationale, de l’Académie algérienne de la langue arabe, du Haut Conseil de la langue arabe, du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA), de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), du Centre national de documentation, de presse, d’image et d’information, du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, de l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP), de l’Assemblée populaire nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Direction générale des douanes et du ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit.

La délégation a également visité le Beijing Normal University Publishing Group, le stand des manuscrits de la Bibliothèque nationale d’Algérie, Djamaâ El-Djazaïr, le Sultanat d’Oman, le Haut Conseil islamique et l’Association des oulémas musulmans algériens. Elle a par ailleurs fait halte aux pavillons de plusieurs maisons d’édition nationales, privées et publiques, dont El Hikma, Casbah et l’Office des publications universitaires (OPU), qui proposent des ouvrages d’auteurs algériens dans des domaines aussi variés que la littérature, les sciences et l’histoire, ainsi que des publications consacrées au patrimoine culturel.

La tournée a également englobé le stand de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance, ceux de l’État de Palestine et du ministère de la Culture du Qatar, ainsi que le pavillon de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), celui de l’Union des éditeurs mauritaniens, les stands de l’ambassade de la République tchèque et de l’ambassade des États-Unis, et celui de l’Institut culturel italien et du British Council. Cette diversité illustre la vocation du SILA à favoriser la rencontre entre les cultures et à offrir un espace d’échange aux institutions, aux éditeurs et aux professionnels du livre.

Azouz Nasri salue le rayonnement international du Salon

Dans une déclaration à l’issue de sa visite, Azouz Nasri a souligné la place désormais acquise par le salon dans le paysage culturel international. « Le SILA est devenu l’un des plus grands rendez-vous littéraires et éditoriaux en Afrique, dans le monde arabe et dans le bassin méditerranéen, jouant un rôle majeur dans l’augmentation du taux de lecture, le soutien à l’industrie du livre et le renforcement de la diplomatie culturelle », a-t-il affirmé.

Revenant sur le slogan de cette édition, « Entre les pages d’un livre, l’avenir », le président du Conseil de la nation a estimé que celui-ci traduit la vocation du livre à relier les générations et à accompagner les sociétés dans leur projection vers l’avenir. Il a également salué la participation du Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que celle de l’État de Palestine et de la République arabe sahraouie démocratique, tout en mettant en avant la richesse des publications présentées par les maisons d’édition algériennes.

« Nous avons visité le pavillon dédié à l’Armée nationale populaire, qui s’est distingué par la richesse et la diversité de ses expositions, mettant en valeur les contributions et faisant connaître les exploits héroïques de l’Armée de libération nationale ainsi que les sacrifices consentis pour la patrie et ses épopées », a-t-il déclaré. Il a également salué les ouvrages consacrés au patrimoine culturel, qui témoignent, selon lui, de « la vitalité de la production intellectuelle nationale ».

Malika Bendouda : faire du SILA un acteur majeur de l’édition

Pour sa part, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a insisté sur l’ambition de faire évoluer le SILA d’un grand rendez-vous régional vers une manifestation culturelle de premier plan à l’échelle internationale. « Plus de 51 pays participent cette année en tant qu’exposants, maisons d’édition et à travers les séminaires culturels », a-t-elle indiqué, soulignant l’ampleur de la participation et l’importance croissante de l’événement.

La ministre a précisé que cette édition se tient dans un espace plus vaste, avec la volonté d’élargir la participation à des pays disposant d’expériences culturelles reconnues et de renforcer les partenariats avec les grands centres culturels. Elle a également insisté sur la nécessité d’accorder une place plus importante à la dimension professionnelle du salon, afin d’en faire un lieu d’échanges autour des enjeux de l’industrie du livre, de l’édition et de la traduction. « Il est plus que nécessaire que le Salon du livre soit un moteur culturel qui contribue à dynamiser la traduction et la coopération dans les domaines de l’édition et des droits d’auteur », a-t-elle souligné, appelant notamment à la création de plateformes permettant l’acquisition de droits de traduction pour des ouvrages majeurs. Une démarche qui vise à encourager la circulation des œuvres, à rapprocher les éditeurs et à donner davantage de visibilité aux productions littéraires algériennes à l’étranger.

La participation saoudienne sous le signe de la coopération

La participation saoudienne occupe une place centrale dans cette dynamique. Malika Bendouda a rappelé les liens historiques entre l’Algérie et le Royaume, notamment le soutien apporté à la Révolution de libération, avant de saluer la présence d’une délégation saoudienne de plus de 150 participants. Elle a exprimé le souhait de voir cette participation déboucher sur une coopération culturelle plus large, couvrant les différents domaines artistiques et patrimoniaux.

« L’Arabie saoudite vit une transformation culturelle inspirante pour tous les pays arabes, et l’Algérie élabore un plan culturel ambitieux : nous pouvons ainsi former une complémentarité exceptionnelle dans la région arabe », a-t-elle déclaré, estimant que les échanges culturels entre les deux pays devraient être portés au même niveau que leurs relations politiques.

De son côté, Abdullatif Abdulaziz Al Wasel, directeur exécutif de la Commission de la littérature, de l’édition et de la traduction du Royaume d’Arabie saoudite, a présenté cette participation comme une occasion de consolider les relations culturelles entre les deux pays et de mieux faire connaître la diversité de la production saoudienne au public algérien.

Le pavillon saoudien propose un programme comprenant des rencontres littéraires, des séminaires, des activités musicales ainsi que des expositions de reproductions de pièces archéologiques et de manuscrits issus de différentes institutions culturelles du Royaume. La participation, coordonnée par la Commission de la littérature, de l’édition et de la traduction, réunit 13 entités culturelles saoudiennes, chacune intervenant dans son domaine de spécialité.

« La participation du Royaume d’Arabie saoudite en tant qu’invité d’honneur du Salon international du livre d’Alger est un couronnement des relations culturelles solides entre les deux pays, ainsi qu’une reconnaissance de la présence active du Royaume sur la scène culturelle régionale et internationale », a-t-il affirmé, évoquant également la possibilité de lancer de nouveaux projets communs.