La ministre de la Culture et des Arts lance le programme culturel de la 29e édition

La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a présidé, jeudi 29 octobre, la cérémonie d’ouverture du programme culturel de la 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), organisée sous le slogan « Entre les pages d’un livre, l’avenir ». 

La ministre a rappelé, dans son discours, que le livre ne sert pas seulement à transmettre des connaissances, mais « permet aussi de faire circuler les idées, de partager les expériences et de rapprocher les peuples ». Elle a décrit le livre comme « un espace vivant d’échange et de dialogue », à travers lequel « l’humanité exprime ses aspirations et sa quête de sens ». 

« Une nation qui ne lit pas est une nation vulnérable face aux défis de l’avenir », a-t-elle souligné, appelant à accorder toute sa place à la lecture, au savoir et à la créativité dans la préparation des générations futures.

Malika Bendouda a également rappelé l’importance du SILA dans la vie culturelle nationale. Cette 29e édition vient couronner une année d’activités consacrées au livre et à la lecture, a-t-elle affirmé. Son programme fait notamment une place aux littératures africaines. Il prévoit aussi des rencontres autour de la mémoire nationale et des hommages à plusieurs figures de l’histoire et de la culture algériennes, a-t-elle rappelé.

La ministre a par ailleurs évoqué les gravures rupestres du Tassili n’Ajjer, « témoins anciens du besoin de l’homme de raconter son histoire et de transmettre son expérience ». Des traces qui rappellent que, bien avant le livre tel que nous le connaissons aujourd’hui, « l’être humain cherchait déjà à préserver sa mémoire et à la partager avec les générations suivantes ».

 

Création, pensée et valeurs humaines

 

Le commissaire du SILA, Mohamed Iguerb, a lui aussi insisté sur la portée de cet événement, « qui permet à des idées, des sensibilités et des expériences diverses de se rencontrer », rappelant que la culture constitue « une assise fondamentale pour la construction des sociétés ». Pour lui, l’ouverture du programme culturel va au-delà du lancement d’une série de rencontres : « elle célèbre la création, la pensée et les valeurs humaines ». Il a également salué la participation de l’Arabie saoudite, invitée d’honneur de cette édition, ainsi que le travail des organisateurs, des éditeurs et des écrivains.

De son côté, le chef de la délégation saoudienne, le Directeur général de la Commission saoudienne de la littérature, de l’édition et de la traduction, relevant du ministère de la Culture, M. Abdullatif Ben Abdelaziz Al-Wasel, a souligné que cette participation « témoigne des liens historiques et fraternels entre l’Algérie et l’Arabie saoudite ». Il y voit une occasion de « renforcer les échanges culturels et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération », remerciant les autorités algériennes pour leur accueil et saluant la qualité de l’organisation du Salon.

En dernier lieu, saluant les efforts des organisateurs, notamment le commissaire du SILA, Mohamed Iguerb, des équipes mobilisées et de l’ensemble des participants, la ministre de la Culture a donné, à cet effet, le coup d’envoi officiel du programme culturel de la 29e édition du SILA.