
La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a donné, jeudi matin, dans la grande salle de conférences Assia Djebar, le coup d’envoi officiel du programme culturel de la 28ᵉ édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), placé cette année sous le thème : « Le livre, carrefour des cultures ».
Dans son allocution d’ouverture, Mme Bendouda a rappelé que le livre demeure un espace de résistance, de dialogue et de transmission, dans un monde en perpétuel bouleversement.
« Dans un temps de bruit, d’agitation et de perte de repères, le livre reste un refuge, un acte de civilisation et un rempart contre l’ignorance, l’extrémisme et l’oubli », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que la culture n’a jamais été un luxe, mais un acte de souveraineté et un levier de développement durable, rappelant que depuis l’indépendance, l’Algérie a placé le livre au cœur de son projet national.
« L’Algérie œuvre aujourd’hui à promouvoir la lecture numérique et les plateformes de diffusion du savoir, tout en protégeant le droit d’auteur et la dignité de la création », a-t-elle ajouté.
Accueillant la République islamique de Mauritanie comme invitée d’honneur, Mme Bendouda a salué les liens profonds unissant les deux pays, « ancrés dans la langue, la culture et l’histoire commune ».
« De Nouakchott à Alger, le verbe, la poésie et la pensée nous rassemblent ; ils sont le signe vivant de notre unité et de notre dignité », a-t-elle affirmé.
Une amitié scellée par la culture
De son côté, le ministre mauritanien de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, El Houssein Ould Meddou, invité d’honneur de cette édition, a affirmé — dans une allocution lue en son nom par l’ambassadeur de Mauritanie en Algérie, M. Sidi Mohamed Abdallah — que :
« Le président Mohamed Cheikh El Ghazouani accorde à la culture une attention particulière, conscient de son rôle essentiel dans la construction de l’être humain, la consolidation de l’identité nationale et la valorisation de la diversité dans l’unité. »
Et d’ajouter : «Nous saluons ce geste fraternel et symbolique qui renforce les liens d’amitié entre nos deux peuples. »
L’ambassadeur mauritanien en Algérie, Sidi Mohamed Abdallah, a, lui aussi, tenu à saluer l’Algérie pour cette invitation fraternelle, soulignant qu’elle « traduit la profondeur des liens culturels et historiques entre deux peuples unis par la langue, la foi, le sang et une mémoire commune ».
« La Mauritanie et l’Algérie partagent bien plus qu’une frontière : elles partagent des lettres, des mots, des luttes et des rêves. La culture reste le pont éternel entre nos nations, la mémoire vivante de nos civilisations », a-t-il ajouté.
Le SILA, carrefour du savoir et du numérique
Le commissaire du SILA, Mohamed Iguerb, a, pour sa part, souligné que « le livre est un lieu de rencontre des cultures, un pont entre les imaginaires et une arme contre la haine et le fanatisme ».
Selon lui, cette 28ᵉ édition s’annonce particulièrement riche, avec plus de 500 activités : conférences, tables rondes, lectures poétiques et ventes-dédicaces, réunissant près de 250 auteurs et intellectuels algériens et étrangers. Elle rend également hommage à la Mauritanie, « unie à l’Algérie par la langue, la foi et la mémoire partagée ».
Enfin, M. Iguerb a évoqué les enjeux contemporains liés à l’intelligence artificielle et à la transition numérique, réaffirmant que :
« Le SILA se veut un espace d’avenir, où la culture dialogue avec la technologie, sans jamais perdre de vue la dignité de la création. »