Forte participation au salon international du livre d’Alger 2025..Institutions publiques : une présence remarquée au SILA

Dans le cadre du 28ᵉ Salon international du livre d’Alger (SILA), plusieurs institutions publiques participent activement à l’événement, chacune disposant de stands bien achalandés et animés par des équipes en interaction quotidienne avec le public.

Le stand du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), fidèle à son emplacement habituel, se trouve à l’entrée du pavillon central. Dans un espace spacieux et lumineux, livres collectifs, revues et dictionnaires sont mis en valeur sur des étagères soigneusement agencées.
Plus de 163 numéros sont proposés, couvrant des domaines variés : anthropologie, sociologie, linguistique et ethnologie. Parmi les ouvrages phares figure le collectif Vivre la ville durant le Covid-19, dirigé par Mouaziz Bouchentouf.

Le CRASC présente également la revue Africa, biannuelle, qui publie des travaux spécialisés sur le continent africain, ainsi que la revue Insaniyat, trimestrielle et trilingue (arabe, français, anglais), consacrée aux sciences humaines et sociales en Algérie, au Maghreb et en Méditerranée.
Le public peut aussi découvrir la revue Patrimoine, publiée en quatre numéros (en arabe, français et anglais), les Cahiers mensuels du CRASC, ainsi que quatre volumineux dictionnaires.

Le HCA, une présence constante depuis 17 ans

Au Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), la fidélité au SILA est devenue une tradition.
« Le HCA participe sans interruption depuis 17 ans », souligne fièrement Farida Yacef, cadre supérieure de l’institution.
« Nous maintenons une dynamique éditoriale continue depuis près d’une décennie », ajoute-t-elle.
Cette année, le HCA présente 13 nouveaux titres, couvrant plusieurs disciplines : linguistique, patrimoine, anthropologie et littérature numérique.

L’AARC, entre promotion et dédicaces

Le stand de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) attire également de nombreux visiteurs grâce à ses ventes-dédicaces organisées quotidiennement selon un programme bien établi.
Addad Nourredine, chef du département du livre, rappelle que la présence de l’AARC au SILA vise à « valoriser le travail de l’agence et à promouvoir la culture et les arts algériens, dans toute leur richesse et diversité ».
L’agence s’attache aussi à accueillir des expressions artistiques étrangères, afin de favoriser les échanges internationaux.
« Nous œuvrons également à la promotion du livre et des écrivains algériens », précise-t-il.

L’Académie algérienne de la langue arabe : science et modernité

Fondée en 1986, l’Académie algérienne de la langue arabe expose plusieurs ouvrages récents, parmi lesquels des traductions et des publications scientifiques.
Hamza Saadi, cadre à la sous-direction de la documentation, présente un nouvel ouvrage intitulé L’intelligence artificielle et ses applications, réunissant dix articles spécialisés traduits en arabe.
L’Académie dévoile aussi le troisième numéro de la revue La Galerie des sciences, un dictionnaire de botanique, ainsi que deux volumes rassemblant les colloques et séminaires organisés tout au long de l’année.

Le ministère de la Culture met en lumière le patrimoine

Le ministère de la Culture et des Arts met, quant à lui, en avant plusieurs de ses publications, dont des ouvrages illustrés sur le patrimoine algérien.
Une soixantaine de livres en braille sont également présentés, confirmant l’attention portée à l’inclusion.
Parmi les nouveautés, un écran géant permet une visite virtuelle du musée Ahmed Bey de Constantine, tandis qu’une mini-galerie rend hommage à six grandes figures de la littérature algérienne :
Djoher Amhis Ouksel, Assia Djebar, Mouloud Féraoun, Mohammed Dib, Kateb Yacine et Malek Bennabi.

Une participation institutionnelle large et diversifiée

Le SILA accueille également d’autres institutions nationales notamment l’Armée nationale populaire (ANP), avec l’École supérieure militaire de l’information et de la communication, le Centre commercial des publications militaires, l’Imprimerie nationale militaire, l’Institut national de cartographie, et le Centre national d’études et de recherche sur l’histoire de l’Algérie. Présence remarquée aussi de L’Assemblée populaire nationale (APN) et le Conseil de la Nation, sur un stand commun dédié à la diffusion de la culture juridique et à l’ouverture sur la société civile.