Des auteurs et des universitaires honorés pour leurs parcours..Hommage et émotion

Reconnaissance et émotion ont été les maîtres-mots de l’hommage rendu, lors du dernier jour du SILA, à des auteurs et chercheurs ayant marqué le paysage culturel et littéraire du pays pendant plusieurs décennies.

La cérémonie, abritée par l’espace Assia-Djebar, a été rehaussée par la présence de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda. Elle a également été marquée par la présence de Sidi Mohamed-Mohamed Abdallah, ambassadeur de Mauritanie en Algérie, ainsi que d’autres figures de la culture algérienne et des invités du SILA.

Après l’allocution de la ministre, les auteurs honorés ont été invités à recevoir des tableaux symboliques des mains de celle-ci. Le premier à être distingué fut Abdelhamid Bourayou, chercheur universitaire au long parcours et auteur de plusieurs ouvrages sur le patrimoine.

En plus d’avoir formé des générations d’étudiants en littérature, Bourayou a enrichi le monde de l’édition par de nombreux ouvrages dédiés au patrimoine populaire, et il a assuré la traduction d’ouvrages de grande valeur.

Makhlouf Amer a également été distingué, en récompense d’un riche parcours académique jalonné de recherches et de travaux menés pendant trois décennies, consacrées à transmettre le savoir aux nouvelles générations.

Les auteurs de la génération post-indépendance ont eux aussi été mis à l’honneur. C’est le cas de Nadia Nouacer, native d’Annaba, poétesse et autrice de plusieurs recueils de poésie, distinguée pour l’ensemble de sa production.

Abdelhamid Chekiil, auteur de plus de trente recueils de poésie, a également été honoré en recevant le tableau symbolique des mains de la ministre.

Habiba Mohammedi, romancière, chercheuse et universitaire, a été distinguée pour son parcours académique, l’ensemble de sa production littéraire et sa capacité à faire rayonner la culture algérienne dans d’autres sphères culturelles.

Mohammedi publie régulièrement des textes poétiques dans des journaux étrangers paraissant en langue arabe, où elle laisse libre cours à sa féconde imagination.

Une autre figure honorée fut Christiane Chaulet-Achour, enseignante pendant des décennies au département de langue et de culture françaises de l’Université d’Alger, et grande référence dans le monde de la critique littéraire.

Absente lors de la cérémonie, c’est son amie et ancienne collègue Afifa Brerehi qui a reçu la distinction dans un moment d’émotion intense. « Cela m’honore de recevoir cette distinction faite à Christiane Chaulet-Achour.
Les Chaulet sont connus pour leur engagement. Le hasard a voulu que cette distinction coïncide avec le centenaire de la naissance de Frantz Fanon. Et Christiane, ainsi que tout ce qu’elle a accompli, s’inscrit pleinement dans le sillage de Fanon. C’est tout dire », a déclaré Brerehi.

Le dernier à être honoré fut Bachir Khelaf d’El Oued. Étant absent, c’est le romancier et poète Khier Chouar qui a reçu, en son nom, le cadeau honorifique.

Les auteurs honorés recevront également une récompense financière, selon l’animateur de la cérémonie, en signe d’encouragement et de reconnaissance pour le parcours qu’ils ont accompli.