Abdelhamid Chekiil, poète ..« Ancrons la culture de la reconnaissance pour les écrivains »

Vous venez de recevoir le prix en langue française pour votre roman À contre-flux. Quel est votre ressenti ?
Je ressens une joie et une fierté indescriptibles. Je ne m’attendais pas à recevoir un tel prix. Je remercie le comité du jury d’avoir reconnu la valeur de mon œuvre À contre-flux, publiée au cours de l’année. Si ce prix est une consécration, il représente aussi un encouragement à continuer d’écrire avec une énergie que j’espère renouvelée.

Comment êtes-vous venu à l’écriture ?
Je dois dire que j’ai toujours écrit, sans aucune prétention. L’écriture a toujours occupé une place importante durant mon parcours scolaire et universitaire. J’ai toujours eu des cahiers sur lesquels je griffonnais des mots et des maux. Même si je suis aujourd’hui cadre dans une entreprise algérienne, je ne m’éloigne jamais de l’écriture. C’est une passion dont je ne pourrai jamais me départir.

De quoi parle votre roman À contre-flux ?
Mon roman retrace la vie d’un homme qui choisit de vivre à contre-courant de la société. Le personnage évolue dans un monde auquel il n’adhère pas. Il se débat entre deux univers diamétralement opposés. Il préfère l’authenticité au mensonge. Je dresse, en filigrane, le portrait d’une génération déshumanisée et piégée dans le tourbillon des écrans, des technologies de communication numérique et des réseaux sociaux. Je pense que mon récit met en lumière le conflit entre le virtuel — l’éphémère, le faux — et ce qui est réel, sincère et durable.