Algérie-Mauritanie .. Voix poétiques en partage

La grande salle des conférences Assia Djebar a vibré au premier jour de l’animation culturelle du Salon internationale du livre d’Alger au rythme des voix poétiques mauritaniennes et algériennes.

Le récital de poésie dans lequel ont été conviés des poètes des deux pays voisins a été un moment fort qui a donné libre cours à la parole des voix poétiques en partage. D’autant plus que la Mauritanie est l’invitée d’honneur de cette 28ème édition du SILA.

Devant une assistance  entre des poètes comme Amin Zaoui, Rabia Djelti et d’autres furieux de la rime, le récital n’a pas laissé indifférents les présents  qui ont  attentivement suivi la prestation des poètes invités.   

Le mauritanien El Kadi Mohamed Aynia était le premier à faire voyager l’assistance dans son univers poétique en déclamant trois poèmes qui renvoient aux réalités historiques et sociales de la Mauritanie, connue pour être le pays de poètes.  

La parole a été ensuite donnée à l’Algérien  Abdallah Hammadi, spécialiste des quatrains et dont l’éloquence de la présentation a été maintes fois  applaudie par l’assistance.  

Et c’est le Mauritanien Diakité Cheikh Seck, qui lui a succédé  à la tribune pour donner libre cours à une poésie raffinée et surtout porteuse d’engagement et de messages culturels mettant en avant des facettes de la culture mauritanienne.

 Lui aussi n’a pas laissé les présents sans réaction créant ainsi une communion entre le poète et l’assistance. Pour sa part, Saïd Metarde, natif d’El Oued, fief des poètes,  a gratifié les présents de textes de qualité déclamé avec passion et ferveur.

De son côté, le Mauritanien Eddouh Ould Benyouk, n’a pas déçu le public à qui il a proposé des poèmes d’amour et de fidélité à la terre natale. Idem pour l’Algérie Achour Fenni, très familier à l’exercice  et qui a suscité de l’enthousiasme auprès de son auditoire.

Au-delà du contenu des poèmes lus, le récital a été une opportunité pour les présents d’entendre des voix algériennes et mauritaniennes dont les univers poétiques sont marqués par des similitudes dans ce qui confirme l’appartenance à un espace culturel commun  qui abrite aussi des différences en signe de diversité.