
« L’Algérie s’inscrit dans une continuité de création et de pensée »
« Le choix de cet intitulé pour ce colloque signifie que, depuis les gravures rupestres jusqu’aux grands oulémas, savants et écrivains qui ont offert au monde des œuvres éternelles, l’Algérie s’inscrit dans une continuité de création et de pensée.
Pour cette rencontre, nous avons focalisé notre attention sur les productions écrites et tenu à concrétiser trois caractéristiques essentielles. La première est la nécessité que ces textes soient des écrits créatifs, nés du local, de l’Algérie. La deuxième est qu’ils aient atteint l’universalité : diffusés dans le monde et traduits en plusieurs langues, ils portent une dimension humaine distinctive de l’Algérie à travers l’histoire. La troisième, enfin, est que ces textes incarnent un espace d’accueil : nous avons accueilli des penseurs venus d’ailleurs, appartenant à différentes religions et peuples, dans un esprit d’ouverture au savoir et à l’humanité. C’est d’ailleurs dans cet esprit que se réalisent le dialogue et le vivre-ensemble.
D’éminents spécialistes prendront part à cet événement, parmi lesquels plusieurs travaillent sur l’Algérie depuis des décennies : Olivier Gloag, grand académicien étasunien, spécialiste de l’Algérie et particulièrement d’Albert Camus sur lequel il porte un regard critique ; le Britannique James McDougall, historien spécialiste de l’Algérie ; l’Italienne Bruna Bagnato, historienne de la Révolution et du mouvement national ; El Khedru Abdelbaki, du Nigéria, qui évoquera les prolongements de la culture algérienne dans les pays du Sahel, notamment à travers les textes anciens ainsi que les confréries Tidjania et Qadiriya ; ou encore Yacine Benabid, directeur du Centre culturel de la Grande Mosquée d’Alger, qui abordera la pensée de Mohamed Arkoun et l’influence de la pensée algérienne contemporaine. »