
« L’histoire sera présente en force lors de cette édition »
L’histoire sera, comme dans chaque édition du SILA, présente en force. Elle le sera particulièrement lors du colloque scientifique international consacré à l’histoire de l’Algérie à travers les siècles. Il s’agit de montrer, à travers ce colloque dont l’intitulé est « L’Algérie à travers l’histoire » ou bien « L’Algérie dans la civilisation », la contribution de l’Algérie et son apport à la civilisation humaine, à travers ses penseurs, ses auteurs, ses hommes politiques et ses personnalités.
Je commence par la dernière : la manifestation qui a eu lieu en décembre 1960 a été couronnée par une résolution adoptée à l’unanimité à l’ONU, le 18 décembre 1960, concernant le droit des peuples à l’autodétermination, et qui reste un legs à toute l’humanité et à tous les peuples opprimés.
Il ne faut pas oublier non plus que le premier roman de l’humanité, L’Âne d’or ou les Métamorphoses, a été écrit en Algérie par Apulée de Madaure.
Il s’agira également d’aborder, lors de cette rencontre, l’apport de Saint Augustin, d’Ibn Khaldoun et de l’Émir Abdelkader. Ce dernier a marqué l’histoire de l’Algérie à travers sa résistance et la mise en place d’un État moderne – il était en avance par rapport à l’Europe, qui était alors l’Europe des empires –, mais la figure de l’Émir va marquer toute l’humanité.
Je pense, par exemple, à l’inauguration du canal de Suez, où il était l’invité d’honneur ; ou aux Grecs qui lui ont demandé, à un moment, d’être leur roi ; ou encore lorsqu’il a été distingué par le tsar de Russie. L’Émir a été véritablement une personnalité internationale. Il suffit de lire l’article du New York Times du mois de février 1873 pour se rendre compte de l’importance de cette personnalité.
Le colloque évoquera d’autres figures, notamment Mohamed Arkoun, Kateb Yacine, Mohammed Dib, Abdelhamid Benhedouga, qui ont légué à l’Algérie, mais également à l’humanité, une création littéraire et artistique marquant encore l’histoire de la littérature et de la pensée en général.
L’histoire sera également présente à travers plusieurs conférences. Il sera question de la commémoration de ce moment important de basculement, à savoir le 80ᵉ anniversaire des massacres de Sétif du 8 mai 1945, et de la célébration du 70ᵉ anniversaire de l’offensive du Nord-Constantinois du 20 août 1955, un moment considéré par les historiens comme le deuxième 1er Novembre.
Il ne faut pas oublier l’hommage qui sera rendu, à l’occasion du centenaire de sa naissance, à Frantz Fanon, ce penseur, ce militant, ce révolutionnaire qui a marqué l’histoire du XXᵉ siècle, d’autant que sa pensée est plus que jamais d’actualité.