Entretien avec Abdelkader Berriche, membre de l’APN :« Nous œuvrons pour l’efficacité de l’action du législateur »

Quelle évaluation faites-vous de l’activité du Parlement et de ses relations avec le pouvoir exécutif et la Cour constitutionnelle durant la mandature en cours ?
Le travail parlementaire au niveau de l’Assemblée populaire nationale (APN) s’inscrit pleinement dans la dynamique de changement que connaît l’Algérie depuis l’adoption de la Constitution de 2020. Nous exerçons désormais dans un contexte marqué par l’indépendance des institutions, principe fondamental consacré par la loi suprême.
Nous privilégions une approche fondée sur la complémentarité entre les institutions de l’État. Cela a permis de renforcer la stabilité institutionnelle et d’améliorer l’efficacité de l’action législative.
Lorsque le gouvernement soumet à l’APN des projets de loi relatifs à la réforme, à la lutte contre la corruption ou à d’autres domaines essentiels, nous les examinons avec sérieux et responsabilité. Cette coopération constructive avec l’Exécutif vise avant tout l’intérêt général et le renforcement de l’État de droit.

La conférence d’aujourd’hui évoque la complémentarité entre le Parlement et l’Exécutif. Quels en sont, selon vous, les principaux aspects ?
Effectivement, l’esprit de complémentarité guide notre action. Ce climat de concertation a favorisé la stabilité des institutions. L’un des domaines les plus marquants de cette collaboration demeure la diplomatie parlementaire, qui a joué un rôle de premier plan au cours de la présente mandature (2021-2026).
Nos représentants ont pris part activement à de nombreux forums régionaux et internationaux consacrés à des enjeux majeurs tels que le changement climatique, la paix et la sécurité ou encore la lutte contre le crime organisé.
La diplomatie parlementaire constitue un relais essentiel de la politique étrangère de l’Algérie : elle l’appuie, l’accompagne et la renforce, notamment sur des causes auxquelles notre pays reste profondément attaché, comme la question palestinienne et celle du Sahara occidental.

Qu’en est-il de l’intérêt des législateurs pour les textes relatifs à la culture, et en particulier au livre ?
Je me souviens qu’à la précédente édition du SILA, j’avais participé à une conférence sur la problématique du livre en Algérie. En tant que législateurs, nous restons pleinement disposés à accompagner le gouvernement dans toute initiative visant à promouvoir la culture nationale, qu’il s’agisse du livre, du cinéma ou d’autres secteurs créatifs.
Notre rôle est d’encadrer et de soutenir ces projets par des textes adaptés, afin de favoriser l’émergence d’une véritable économie culturelle au service du développement du pays.