Littérature et humour au rendez-vous..Akram El Kebir signe “Glaçons tièdes” : dix nouvelles pleines d’ironie et de fantaisie

À l’occasion de la 28ᵉ édition du Salon international du livre d’Alger, le journaliste et écrivain Akram El Kebir retrouve ses lecteurs lors de séances quotidiennes de dédicace sur le stand de son éditeur, Apic, pour son tout dernier recueil de nouvelles intitulé Glaçons tièdes, paru en octobre dernier.

Si l’auteur en est à sa sixième publication, Glaçons tièdes marque sa quatrième collaboration avec les éditions Apic, après les romans Vivement septembre (2016), Au secours Morphée (2018) et Les fleuves impassibles (2019).

Ce nouveau recueil réunit dix nouvelles décalées et pleines d’humour, écrites principalement en 2024. L’auteur précise que ses textes « ne collent pas forcément à l’actualité », préférant « faire la part belle à l’imagination », tout en glissant, ici et là, « quelques clins d’œil et petites piques aux événements que nous avons vécus ou vivons encore aujourd’hui ».

Dans De la sérotonine de première main, Akram El Kebir campe une Oran envoûtante, peuplée de personnages qui, un matin, se réveillent inexplicablement de bonne humeur.
La nouvelle Un ticket pour l’enfer suit un homme fraîchement décédé qui, dans un au-delà étrange, retrouve par hasard la femme qu’il a aimée de son vivant — elle aussi morte le même jour.
La guerre des tombes raconte avec un humour grinçant la rivalité de deux hommes se disputant une place convoitée dans un cimetière… près de la tombe de la même femme qu’ils ont aimée.

Quant à Ça fait pschiiit, elle met en scène un antihéros malchanceux qui accumule les déboires, tandis que Une nuit blanche d’étoiles transporte le lecteur dans une Oran désertée, où un homme et une femme s’interrogent sur la solitude, la fuite du temps et les mirages du bonheur.

Avec Glaçons tièdes, Akram El Kebir confirme un style où l’absurde flirte avec la tendresse, où l’humour devient une forme de résistance poétique face à la morosité du quotidien.