
A la croisée des genres et des émotions
Fidèle à sa ligne éditoriale ouverte et humaniste, Casbah Éditions fait une nouvelle fois sensation au Salon international du livre d’Alger (SILA) 2025, qui se tient du 30 octobre au 8 novembre. La maison d’édition propose une sélection riche et variée, réunissant plus d’une vingtaine d’auteurs venus rencontrer le public et partager leurs créations.
Cette année, Casbah Éditions dévoile dix-neuf titres — romans, essais, récits et ouvrages historiques — qui témoignent de la vitalité de la scène littéraire algérienne. Les voix féminines y occupent une place centrale : Meriem Guemache, Salima Mimoune, Amira Hassani et Malika Chitour-Daoudi explorent des thèmes intimes et sociaux dans Lofi à Ghardaïa, Margine ou encore Nom de guerre Dalila née Brahimi Yamina. Une programmation qui conjugue sensibilité, engagement et réflexion sur la société contemporaine.
Dans sa catégorie « Lettres », Casbah Éditions met à l’honneur la spiritualité et la mémoire avec Méditations soufies de Belkacem Ould Abderrahmane et le roman En remontant la rue Didouche de Djaouida Ibnou-Zekri. La fresque Berbères de Mourad Chetti s’enrichit, quant à elle, de deux nouveaux tomes : Le songe d’Aylimas et La revanche de Massinissa.
Le catalogue comprend également des romans récents tels que L’amour en guerre. Souvenir d’elle d’Abdelkrim Ghezali, Climat de France de Djelloul Belounis, Manu, que viens-tu faire à Gaza ? d’Abdel Mecheri, Marjane de Malika Chitour-Daoudi, Samovarr, une conquête algérienne de Keltoum Staali, ainsi que le récit autobiographique d’Hosni Kitouni, Ce que la mort m’a pris de toi.
Casbah continue d’enrichir ses collections en langue arabe avec Mawt Abyadh d’Amira Hassani et la traduction de Robba de Driss Reffas. La collection « Histoires » réédite des textes majeurs tels que Djamila Boupacha de Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi, et publie Nom de guerre Dalila de Salima Mimoune. Enfin, la collection « Essais » explore des perspectives contemporaines : Amar Boukheddami signe Anticiper ou disparaître, Haitthem Abes propose De pierre et de pixel, Adda Chentouf présente son Dictionnaire des acteurs et réalisateurs algériens, tandis que Mahmoud Aroua consacre une étude à Ibn Hamadush Al-Djazaïri. Le savant solitaire au XVIIIᵉ siècle.