Un week-end d’affluence au SILA..Les éditeurs dressent un bilan positif avant la clôture du Salon du livre d’Alger

À un jour du baisser de rideau de la 28ᵉ édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), les stands ont connu une fréquentation intense, laissant présager un bilan positif en matière d’affluence. Le constat est partagé aussi bien par les responsables des maisons d’édition que par les visiteurs, impressionnés par la foule qui déambule entre les allées du Palais des expositions.

« Je participe au SILA depuis de longues années, j’y viens depuis 2003. Nous avons proposé environ 1 500 ouvrages, dont 800 signés par des auteurs algériens issus de diverses spécialités », a affirmé Salah Ettelaoui, représentant d’une maison d’édition jordanienne.

En matière de nouveautés, ce responsable d’origine palestinienne estime le bilan « positif », tout en souhaitant que la durée du salon soit prolongée à « 12 ou 14 jours ».
« Nous espérons également un soutien plus affirmé des universités algériennes, qui pourraient venir acheter directement nos ouvrages », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Smail Belhadj, chargé de l’accueil au stand de la maison libanaise Hachette Antoine, relève que « l’affluence augmente sensiblement durant le week-end ». Côté ventes, il parle d’un niveau « acceptable », précisant que « les livres les plus demandés sont les romans, les ouvrages politiques et les livres pour enfants ».

Au stand de Casbah Éditions, la fréquentation ne faiblissait pas en fin d’après-midi. Vers 17h30, de nombreux visiteurs étaient encore à la recherche d’un titre à acheter.
« Je veux lire les Mémoires du défunt ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi », confie un quinquagénaire en feuilletant l’un des quatre tomes exposés.

Les auteurs publiés chez Casbah étaient également au rendez-vous : Akli Ourad, Salima Mimoune et Mahmoud Aroua échangeaient avec leurs lecteurs autour de leurs derniers ouvrages.

Du côté de Chihab Éditions, l’ambiance était tout aussi animée.« Si nous devons évaluer notre présence au SILA, je dirais qu’elle a été satisfaisante », déclare Kahina Hamitache, chargée de communication de la maison.
Elle précise que l’offre éditoriale de Chihab « n’a pas laissé les lecteurs indifférents ».
« Nous présentons plusieurs nouveautés, notamment une vingtaine de titres dans la collection Chihab Académie, dédiée au monde universitaire et aux centres de recherche », souligne-t-elle.
« Nous avons aussi une quinzaine de nouveautés en histoire, roman, essai, ainsi qu’un ouvrage de bande dessinée. »

Pour la responsable, le volume des ventes a nettement augmenté durant le week-end, marqué par une affluence record.
« Notre satisfaction réside aussi dans la richesse des échanges entre auteurs et lecteurs lors des séances de dédicaces que nous avons organisées », conclut-elle.