Zoubida Lilya Boudrar, chargée de communication de l’OPU :« Nous visons 200 000 documents électroniques d’ici 2027 »

Présent au Salon international du livre d’Alger, l’Office des publications universitaires confirme sa mue digitale. Avec plus de 110 000 ouvrages disponibles en ligne et un objectif de 200 000 documents d’ici 2027, l’OPU veut faire de la bibliothèque numérique universitaire algérienne une référence régionale et mondiale.

Pouvez-vous nous présenter la participation de l’Office des publications universitaires (OPU) à la 28ᵉ édition du Salon international du livre d’Alger ?
Notre participation au SILA s’inscrit dans le cadre du processus de transformation numérique engagé dans le secteur de l’enseignement supérieur, un chantier qui progresse à pas sûrs. Cette année marque une étape importante : nous avons lancé la vente effective du livre électronique. La première opération a concerné Le Livre de l’Émir Abdelkader, acquis personnellement par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ce geste symbolique a marqué le lancement officiel du projet.

La bibliothèque numérique universitaire compte aujourd’hui plus de 110 000 documents électroniques, comprenant des ouvrages et des recherches scientifiques, sur un total de 4 165 titres publiés par l’Office. Elle représente un modèle réussi de transition du format papier vers le numérique dans le domaine de l’édition universitaire.

Comment les visiteurs interagissent-ils avec la plateforme ?
Les visiteurs explorent les écrans d’exposition, consultent les titres et peuvent télécharger leurs copies électroniques à des prix symboliques, variant entre 6 et 50 dinars. La plateforme propose une recherche par spécialité, ce qui facilite grandement l’accès aux références scientifiques. L’abonnement annuel, fixé à 300 dinars, reste abordable pour l’ensemble des étudiants et chercheurs.

La bibliothèque intéresse-t-elle également les chercheurs étrangers ?
Oui, tout à fait. Plusieurs chercheurs et visiteurs venus de l’étranger ont manifesté un grand intérêt pour nos ouvrages et exprimé le souhait d’acquérir les versions électroniques publiées par l’OPU. Pour répondre à cette demande, nous annoncerons prochainement la possibilité d’acheter les livres en devises étrangères. Cela permettra à la diaspora algérienne et aux chercheurs internationaux d’accéder plus facilement aux publications universitaires nationales.

Quels sont vos objectifs à long terme pour cette bibliothèque numérique ?
Notre ambition est de hisser la bibliothèque numérique universitaire algérienne au niveau des grandes institutions mondiales, telles que la Bibliothèque d’Alexandrie ou la Bibliothèque numérique du Qatar. Nous visons 200 000 documents électroniques d’ici 2027, avec l’objectif d’atteindre à terme un demi-million de titres.

Nous collaborons déjà avec plusieurs entreprises, ainsi qu’avec le Conseil arabe pour les études historiques et diverses institutions publiques et privées. Ces partenariats permettront de renforcer la base documentaire et de faire de la bibliothèque numérique une référence incontournable pour la recherche, notamment dans les domaines de l’histoire et des sciences politiques.