
L’Institut culturel italien d’Alger a marqué les esprits lors de cette nouvelle édition du Salon international du livre d’Alger (SILA). Un stand dynamique, un programme riche, des débats trilingues et une présence remarquée.
Nous avons rencontré Antonia Grande, directrice de l’Institut, qui revient sur les grandes lignes de ce programme et sur la vitalité des échanges culturels entre l’Italie et l’Algérie.
Madame Grande, l’Institut culturel italien a proposé cette année un programme particulièrement riche et remarqué. Pouvez-vous nous en parler ?
Effectivement, cette année, nous avons voulu faire les choses en grand ! L’Italie entretient d’excellentes relations avec l’Algérie, et le SILA est pour nous un événement incontournable, un moment de rencontre avec le public algérien venu de tout le pays – du Sud, de l’Est et de l’Ouest – pour découvrir, échanger et acheter des livres.
Avec l’appui de l’ambassade d’Italie en Algérie, de l’école italienne de Rome, de l’Agence italienne du commerce extérieur et de plusieurs entreprises italiennes présentes ici, nous avons uni nos efforts pour proposer un stand à la hauteur des attentes : expositions, rencontres, conférences et, surtout, mise en avant de la littérature italienne contemporaine.
Notre objectif est aussi de favoriser les échanges entre éditeurs, traducteurs et auteurs italiens et algériens, et de faire dialoguer nos deux cultures à travers les livres.
Quels ont été les moments forts de votre participation cette année ?
Nous avons organisé plusieurs tables rondes et débats autour de thèmes variés, de la littérature à l’histoire, en passant par la traduction.
Un moment important a été la remise d’un prix à une maison d’édition algérienne ayant publié un ouvrage sur l’Italie et la guerre d’Algérie. C’était une manière de souligner l’intérêt grandissant des chercheurs et éditeurs italiens pour l’histoire algérienne.
Nous avons également tenu des conférences avec des traducteurs d’auteurs et d’autrices algériennes, s’exprimant en français ou en arabe.
Le but est toujours de mettre en valeur la diversité de la littérature algérienne et d’encourager sa diffusion en Italie.
Le public algérien a semblé très réceptif à vos activités cette année…
Oui, et cela nous a fait chaud au cœur ! Malgré les retards inévitables ou les horaires tardifs, le public était toujours au rendez-vous. La salle était pleine, les gens posaient beaucoup de questions et manifestaient un réel intérêt, que ce soit pour les livres, les auteurs italiens ou même pour nos cours de langue italienne.
Le SILA est aussi pour nous une opportunité de tisser de nouveaux liens avec des visiteurs qui ne connaissent pas encore l’Institut culturel italien.
Nous avons ressenti un véritable engouement pour la culture italienne, et cela nous encourage à aller encore plus loin.
Vous avez choisi d’animer vos rencontres dans plusieurs langues. Était-ce une volonté de votre part ?
Oui, absolument. Nous avons voulu que nos débats soient trilingues : en italien, en arabe et en français.
Pour moi, c’était essentiel : l’italien est ma langue nationale, l’arabe est celle de l’Algérie, et le français est une langue de communication largement partagée ici.
Nous avons donc travaillé avec un interprète professionnel tout au long du salon, pour assurer la traduction entre l’italien et l’arabe.
Et certaines conférences se sont également tenues en français. Mais il est vrai que la plupart de nos rencontres se sont déroulées en italien, car nous voulons aussi promouvoir notre langue. D’ailleurs, la demande pour les cours d’italien à l’Institut ne cesse d’augmenter, un signe très positif !
Quelles seront les prochaines activités de l’Institut culturel italien en Algérie ?
Notre prochaine grande activité sera la Semaine de la cuisine italienne, du 16 au 22 novembre. Ce sera une semaine festive et gourmande, avec plusieurs événements culinaires, la projection d’un film sur la gastronomie italienne et, petite surprise, un grand concert de musique italienne à l’Opéra d’Alger !
Je ne veux pas trop en dire pour l’instant, mais ce sera un événement marquant, à la fois culturel et convivial.
Un dernier mot pour conclure ?
Je veux simplement remercier le public algérien pour son accueil chaleureux. Chaque année, nous essayons d’être présents avec un beau programme, mais cette édition 2025 était vraiment spéciale.
Nous avons ressenti une connexion forte entre nos deux cultures, et c’est exactement cela, le rôle de l’Institut : créer des ponts entre l’Italie et l’Algérie, à travers les livres, les langues et les rencontres humaines.